Bonjour,

La discussion d'aujourd'hui part d'un présupposé  énoncé par Vital Heurtebize, le directeur de publication de la revue L'Agora de la Société des poètes français.

 

Les citations que j'évoque ici (si le susdit Vital Heurtebize me le permet) sont tirées de l'Editorial du numéro 53 de la revue.

 

Le noble Vital part du principe qu'être poète, c'est avoir un idéal :

- Un "idéal d'amour", une "mission qui est d'oeuvrer à l'élévation des coeurs et des esprits".

- Un idéal selon lequel " nous ne pouvons pas excuser ni, à fortiori accepter que tant de nos semblables soient privés de cet amour...".

 

Un poète qui n'écrirait ni ne vivrait pour servir cet idéal serait donc un faux poète, un "pwatt", un pouet comme disait René Daumal dans La Grande Beuverie. Tout ce que dirait ce poète ne serait "que du vent" :

 

le vent html 416520f0                                      image tirée du site http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Weather

 

 

 

 

Toujours selon monsieur Heurtebize ( et Daumal l'aurait volontier rejoint dans cette pensée), le poète n'est pas uniquement poète par ses écrits. Mais être poète implique une attitude face à la vie, des actes concrets qui dépassent les...

mots : il faut être poète agissant et vivant sa poèsie, c'est à dire son idéal d'amour :

- "Dans ses actes, le poète doit s'inspirer des idées d'équités qui sont les nôtres [...]

- " Que penseront  de nous ceux qui, nous sachant poètes, nous observent et nous écoutent au quotidien ?"

 


Nos mots, nos textes, notre "verbe" doivent donc être le vecteur de cet amour, de même que nos actes dans la vie de tous les jours.

 

 

Voici donc la question que je pose pour réfléchir un peu sur ce sujet :

Pourquoi pouvons nous dire qu'être vraiment poète c'est servir un idéal d'amour dans les actes et les écrits ? D'où vient ce lien qui est fait entre la poésie et l'amour universel ? 

Et vous, qu'en pensez-vous?

 

 

 

"Le poète, une lumière dans le Monde" ?
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